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Paper from Le Maghreb

Une division coloniale

Un redaction au roman "L'enfant de sable" ecrit par Tahar Ben Jelloun


Dans son roman « L’enfant de sable », Tahar Ben Jelloun dessine son monde colonial en mettant en question la possibilité d’une personne de prendre l’identité d’un autre. Le père d’Ahmed devait le colonisateur en détruisant sa fille et en la remplaçant avec sa construction d’un fils. Comme le colonisé, Ahmed apprend la haine de son identité naturelle. Cette haine le rend « un monstre » comme sa mère lui hurle, auquel il répond « je suis ton fils, ni plus ni moins » (52). En réponse à cette colonisation, l’identité féminine du personnage crée le dédoublement dans Ahmed en réclamant sa place dans le cahier, comme le refus du colonisé en face du mythe du colonisé que le colonisateur fabriquait.


En décidant le sexe d’Ahmed, son père joue le rôle de l’usurpateur. L’absence d’un fils crée un sens d’insuffisance chez le père qui correspond à celui du colonisateur dont l’empire ne pourra jamais être assez grand. Si le colonisateur attache une importance inégale à l’amélioration de sa terre, la culture islamique du monde arabe est obsédée par la continuation d’une famille par un fils. Quand le père d’Ahmed se trouve avec six filles mais sans fils, il « vivait à la maison comme s’il n’avait pas de progéniture » (17). Comme le colonisateur peut trouver une terre à voler, le père d’Ahmed trouve un corps à changer. Le pere agit comme Dieu en annonçant que « l’enfant a naître sera un male même si c’est une fille ! » (21).


Après la naissance de son fils Ahmed, le père joue le rôle colonial de la patriote qui « aime les symboles les plus éclatants, les manifestations les plus démonstratives de la puissance de son pays » (Memmi 82). Au baptême d’Ahmed, le père donne une fête inoubliable, ou l’on sent à volonté du boeuf, de mouton, et ou règne le bonheur. A cette époque, le père a acheté une énorme demi-page du grand journal national qui annonça que « cette naissance annonce fertilité pour la terre, paix et prospérité pour le pays » (30). Le père traite ce spectacle comme une démonstration de sa puissance masculine, sa forme de patriotisme.


Pendant qu’Ahmed grandissait, son pere distinguait les différences entre lui et les filles, comme le racisme du colonisateur qui établit les attribues correspondant au colonise, différent de ceux du colonisateur. Il attache une honte aux emotions féminines. Quand Ahmed rentre à la maison en pleurant, son pere hurle que « tu n’es pas une fille pour pleurer ! Un homme ne pleure pas ! » (39). Le père montre aussi les bénéfices d’être un homme en lui amenant à son atelier ou le pere lui présente à ses employées en disant qu’il « était l’avenir » (Jelloun 37). En distinguant les différences affectives entre les hommes et les femmes et en soulignant l’avenir, le père d’Ahmed montre les avantages d’une identite masculine.


Ayant signalé les différences entre le colonisateur et le colonisé, selon Memmi, le colonisateur doit créer un mythe du colonisé qui justifie son abaissement. L’image d’un colonisé paresseux et attardé, créé par le colonisateur, transforme le colonisé en quelqu’un à qui « on ne demande que ses bras », comme la femme maghrebine en Islam du Maghreb (Memmi 102). La sensibilité des femmes que son père a souligné quand Ahmed est rentré en pleurant montre leur incapacité de prendre un rôle en dehors de la maison. Ahmed reconnait la banalité de la vie féminine composé de « la cuisine, le ménage, latente et une fois par semaine le repos dans le hammam« (Jelloun 34). « Sacrément contente de ne pas faire partie de cet univers si limité » des femmes, Ahmed commence sa vie en cachant son identité féminine du monde pour continuer son existence masculine (34).


La déshumanisation du colonisé en une série de négations frappe Ahmed pendant son adolescence quand il se trouve sur un précipice divis ou figurent l’identité féminine d’un coté et masculine à l’autre. L’arrivée de ses règles marque l’identité féminine d’Ahmed, mais quand il retire de l’armoire des morceaux de tissu blanc, il sent comme un voleur. Bien qu’il n’ait pas l’impression de faire partie du monde féminin, sa conscience constante de son corps féminin qu’il doit se cacher le détacher de son coté masculin. Ayant grandi dans le privilège illégitime d’un homme, il prend la décision de maintenir cette identité masculine.


Comme le colonise qui commence à croire le mythe du colonisé par la haine de soi et l’amour du colonisateur, Ahmed veut affirmer sa masculinité et diminuer sa femininité. Ahmed essaie de proclamer son privilège masculin en suivant les instructions du Coran selon lesquelles « un musulman complet est un homme marie » (51). Dans son mariage, Ahmed traite sa femme Fatima comme une esclave, établissant un immense pouvoir masculin sur elle. Sa férocité vis-à-vis Fatima montre sa haine de son identité féminine, une attitude dont il espérait pouvoir se libérer. Comme le colonisé qui détruit son identité en espérant devenir le colonisateur, « pour se libérer, du moins croit-il [le colonisé], il accepte de se detruire » (Memmi 138).
Le dédoublement d’Ahmed apparaît quand il reconnaît l’impossibilité de s’assimiler à la vie et à la mentalité de l'homme. Pendant que le colonisateur ne permet pas l’assimilation du colonisé, la femininité d’Ahmed ne lui permet pas de s’assimiler. Son corps féminin ne disparaitra jamais, mais en prenant un journal il maintient cette identité qu’il ne peut pas abandonner. En écrivant le journal Ahmed/Zahra vit une existence double, l’une réelle et l’autre imaginaire.


Bien que son père à réussisse à développant le mythe du colonisé en Ahmed, enfin l’impossibilité de s’assimiler entraîne la révolte du fils que son pere voulait créer. En prenant son identité féminine, Ahmed/Zahra réfute le mythe de la femme. Comme femme, il a vêcu l’existence d’aventure qu’il n’aurait pas connue dans sa vie masculine. Quand il était obsédé de maintenir l’apparence masculine et de cacher son identité féminine, il n’avait aucune liberté. Comme le colonisé, Ahmed/Zahra reconnaissait qu’on prend son pouvoir de l’intérieur. Néanmoins, aussi comme le colonisé qui trouve son pays torturé à l’Indépendance, Ahmed/Zahra ne peut jamais échapper les effets du colonialisme de son père.

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